Michel Leblanc PDF Imprimer Envoyer

8 mars 2010

 

Ce n’était pas hier, mais déjà bien longtemps.

Au retour d’un reportage.

dans une pile de courrier,

une enveloppe.

Impossible de douter de sa provenance,

en y découvrant cette écriture noire,

belle comme son œuvre.

A l’intérieur quelques mots

gravés au stylo suppléant le pinceau.

Autour des mots, des signes,

des dessins aussi noirs que le texte :

« Michel, tu ne crois pas qu’il serait bon de se voir ».

C’était tout, j’avais compris.

Nous ne nous étions pas rencontrés depuis six mois.

Il n’avait rien à me dire,

si ce n’est ce message traduisant l’amitié,

cette amitié qui guidait sa vie

et qu’il appelait en retour.

Cette lettre est encadrée dans mon bureau.

Je n’ai jamais su peindre, ni dessiner

mais cela ne m’empêche pas d’écrire aujourd’hui :

« Raymond, tu ne crois pas qu’il serait bon de se voir ».